Discours à Matthias Fekl, ministre du commerce extérieur, du tourisme et des Français de l’Étranger

 

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Monsieur le ministre,

Nous sommes aujourd’hui le lundi 3 octobre, lundi noir pour les femmes polonaises et pour nous tous, solidaires de leur cause. Nous nous sommes habillés en noir aujourd’hui pour marquer notre indignation face au vote du parlement contre le droit à l’avortement.

La loi « Sauvons les femmes » qui a été proposée par la gauche polonaise et qui s’apprête à être rejetée, en revanche, se proposait de légaliser l’avortement et surtout ; de mettre en place des mesures sur les droits sexuels et la santé reproductive, l’éducation, la contraception, et la prévention.

Cela doit nous inciter à rester vigilants, y compris en France, où face aux tentations réactionnaires, il est nécessaire de réaffirmer le droit des femmes à disposer de leur corps librement.

Le combat des droits des femmes, c’est celui des droits humains, du développement humain, de la dignité humaine, valeurs fondamentales pour notre groupe.

Nous nous félicitons de retrouver ces valeurs de défense de la dignité humaine dans les choix budgétaires du gouvernement pour le PLF 2017 : Monsieur le ministre il ne nous a pas échappé que malgré un contexte budgétaire contraint, la France augmente le budget d’aide au développement de 400 millions :

  • Augmentation du budget du partenariat en matière d’objectif du développement durable + 45%
  • Budget pour l’agence de développement +32%
  • Fond d’urgence humanitaire +8%
  • Afeti – expertise France, l’assistance technique +21%

Nous saluons l’effort de générosité et de solidarité de la France dans le contexte international de crise de réfugiés et des migrants en général.

Nous, Françaises et Français, de l’étranger sommes des migrantes et des migrants parfois confrontés au racisme et à la discrimination, c’est pourquoi au sein du groupe FDM-ES nous nous indignons contre les référendums xénophobes, nous nous indignons contre les nouveaux murs de Berlin qui s’érigent aux frontières orientales de notre Europe et nous nous indignons en France contre ceux qui cherchent à attiser la haine de l’autre en organisant des manifestations contre l’accueil des migrants dans les territoires.

Monsieur le Ministre, enfant de Toulouse puis de Perpignan j’ai grandi avec la mémoire des camps d’accueil pour les réfugiés de la guerre d’Espagne. Nous devons retenir les leçons de l’histoire. Nous connaissons aujourd’hui l’héritage positif de cette migration et la manière dont elle a enrichi la France.

Nous demandons par ailleurs que la solidarité que le Gouvernement promeut en France soit aussi effective auprès des français de l’étranger. A cet égard, nous appelons le gouvernement à tenir ces engagements quant à la sanctuarisation de l’aide sociale pour nos compatriotes les plus fragiles à l’étranger.

Si nous nous félicitons en outre du volontarisme de la France sur l’aide au handicap à travers la création de l’Observatoire pour les élèves à besoins éducatifs spécifiques, outil nécessaire pour intégrer au mieux l’ensemble des enfants français désirant s’inscrire dans le réseau AEFE. Nous nous inquiétons cependant de la stagnation du budget de ce dernier alors que le nombre d’élèves à l’intérieur du réseau n’a jamais été aussi important et au moment où on nous annonce un nouveau prélèvement de 13 millions d’euros sur les fonds de roulement des EGD. Nous constatons également, avec regrets, que le budget des bourses scolaires est en diminution de 5 millions d’euros. Nous avons conscience  que cette baisse est due à une consommation insuffisante de l’enveloppe néanmoins, nous déplorons la rigidité de certains postes consulaires sur l’application des instructions. Nous savons les conseillers consulaires attentifs aux situations particulières des familles et nous connaissons leur volonté de remonter les quotités des familles dont le reste à payer est encore insoutenable. Malheureusement l’autocensure de certains postes ne permet pas de relever ces quotités. Si c’était le cas, il a fort à parier que l’ensemble de l’enveloppe serait dépensé.

Nous considérons également qu’il est nécessaire de conditionner tout financement des établissements scolaires y compris les bourses à une exigence de maîtrise des frais de scolarité et d’intégration de la mixité sociale dans les projets d’établissements. Ce serait un moyen de rendre la gestion de certains établissements plus exemplaire.

L’exemplarité, il doit aussi en être question lorsque l’on est élu de la Nation. Le Groupe FDM-ES déplore que certains élus consulaires ne soient pas résidents dans leur circonscription d’élection. C’est regrettable pour nos concitoyens qui ne peuvent alors pas avoir accès à l’élu de proximité que la loi du 22 juillet 2013 était censée leur offrir. Siéger à l’AFE, ce ne sont pas que des droits mais en premier lieu un devoir d’éthique envers les citoyens.

Mehdi Benlahcen

Conseiller AFE Péninsule ibérique
Conseiller consulaire Portugal
Président du groupe « Français du monde, Ecologie et Solidarité » à l’AFE
mehdibenlahcen@hotmail.fr – mehdi.benlahcen@conseiller-consulaire.com
+351 927 469 082

Déclaration de candidature à la désignation par le Parti Socialiste des candidats aux élections sénatoriales de 2017 pour les Français établis hors de France

 

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Déclaration de candidature à la désignation par le Parti Socialiste des candidats aux élections sénatoriales de 2017 pour les Français établis hors de France

 

Cher-es camarades, cher-es ami-es,

Après mûre réflexion j’ai décidé de présenter ma candidature au vote de désignation sénatoriale du 23 novembre 2016.

Militant syndical depuis 14 ans, engagé au Parti Socialiste depuis 2009, adhérent à Français du monde – adfe depuis 2010, je suis expatrié au Portugal depuis août 2008. Plurinational, papa d’enfants aux identités multiples, enseignant dans le réseau AEFE et associé d’une entreprise touristique, je sais la richesse d’expériences de nos concitoyens à l’étranger. Je connais également les trop nombreuses difficultés auxquelles ils doivent faire face.

 

Engagé à leurs côtés en tant que Membre du Bureau National de Français du monde-adfe depuis 2011, élu consulaire et à l’Assemblée des Français de l’Étranger depuis mai 2014, je suis président du groupe de gauche dans cette dernière depuis octobre 2014.

J’ai aujourd’hui l’intime conviction que je peux grandement contribuer à la victoire de notre liste en septembre 2017. Notre objectif commun doit être non seulement de garder les deux sièges de sénateurs que nous avons déjà, mais aussi de tout faire pour en gagner un troisième ! Ma volonté c’est d’être utile à mon Parti. Je souhaite donc m’inscrire dans une démarche collective.  L’élection sénatoriale de septembre 2017 sera un défi difficile à relever, car – ne nous y trompons pas – le risque de division et de multiplication des listes de gauche n’a jamais été aussi fort. Nous avons la responsabilité collective de choisir la meilleure liste possible, la plus équilibrée, celle qui conduira les 520 grands électeurs (conseillers consulaires, délégués consulaires et parlementaires des Français de l’étranger) à voter pour nous.

Ma candidature se veut une candidature de rassemblement. Président du groupe de gauche « Français du monde, Écologie et Solidarité » à l’Assemblée des Français de l’Étranger, je travaille au quotidien avec l’ensemble des conseillers consulaires de gauche, partout dans le monde.

Élu de terrain, je suis confronté tous les jours aux problèmes que rencontrent nos compatriotes : difficultés administratives, difficultés d’intégration dans le monde de l’emploi local, difficultés sociales (accès aux bourses, protection sociale). Depuis plus de deux ans comme élu, et auparavant comme président d’association, je me bats pour que nos compatriotes au Portugal, comme ailleurs, soient mieux protégés.

C’est dans ce cadre que j’ai œuvré à la restructuration efficace de la cellule « emploi et formation professionnelle » au Portugal, délaissée par la chambre de commerce luso-française –  un travail que j’ai poursuivi à l’AFE dans le cadre de la commission « commerce extérieur, développement durable, emploi et formation professionnelle ».

Je me suis également battu pour la renégociation de l’article 20 de la convention fiscale franco-portugaise qui conduisait à une surimposition d’une partie de la population française au Portugal.

Par ailleurs, j’interviens régulièrement pour essayer de faciliter l’accès de nos compatriotes à l’enseignement français au Portugal. Accès rendu difficile par l’augmentation croissante de la population française au Portugal et des capacités d’accueil limitées.

Enfin, je lutte activement depuis deux ans contre la vente de l’immeuble de l’Institut Français au Portugal à Lisbonne, dossier dans lequel j’ai su montrer, je le crois, combien la langue de bois m’est étrangère.

 

Vous m’avez fait confiance en juin 2015 pour intégrer notre conseil fédéral. J’y ai eu pour mission l’animation, la mise en place et la rédaction du projet « Français de l’Étranger, pour aller plus loin ensemble ». Je crois en notre projet collectif, et je suis convaincu de pouvoir le défendre efficacement. Je serai plus particulièrement attentif à la mise en œuvre de nos propositions ayant pour but de favoriser l’accès aux établissements français à l’étranger et de renforcer l’offre éducative complémentaire. Je souhaite également soutenir nos propositions pour une meilleure prise en charge du handicap à l’étranger , ainsi que celles visant à étoffer notre dispositif d’aide au commerce extérieur et à réhabiliter le dispositif d’aide à l’emploi et à la formation professionnelle.

Enfin, nous devons avoir à cœur de nous battre pour nos valeurs. Immigré de deuxième génération, enfant de La Reynerie à Toulouse, j’ai été profondément heurté par la séquence politique sur la déchéance de nationalité et la stigmatisation qu’elle a entraînée de facto. Je suis fier d’avoir été une des chevilles ouvrières d’une pétition contre la déchéance qui a réuni plus de 6000 signataires et rassemblé l’ensemble de la gauche des Français de l’étranger.

À l’heure où nous voyons resurgir certains démons des années 30 à Béziers ou ailleurs, plus que jamais la Gauche et le PS doivent être porteurs de solidarité et fraternité. Ce sont ces valeurs que j’essaie de mettre en place tous les jours dans la conduite de mes différents mandats ; ce sont ces valeurs que j’espère porter en votre nom dans la liste que vous ordonnerez le 23 novembre prochain.

Unis pour nos valeurs, ensemble pour nos idées !

Amitiés socialistes,

Mehdi Benlahcen, section de Lisbonne

mehdibenlahcen.org – mehdibenlahcen@hotmail.fr