Conseil consulaire du 28 septembre 2015

1795632_598002720293891_173950571_nCe lundi 28 septembre, Françoise Da Silva (conseillère consulaire à Porto) et moi-même étions présent à l’Ambassade de France, pour un conseil consulaire de rentrée. Au programme de ce conseil : anciens combattants, organisation de la représentation consulaire au Portugal et trois questions diverses posées par vos conseillers “Français du monde”.

  • Anciens combattants : l´enveloppe pour venir en aide aux anciens combattants en difficulté sociale au Portugal est identique à celle de 2014, soit 2000€. Il y a seulement 2 allocataires au Portugal déjà connus de longue date par les services de l’Ambassade. Le conseil consulaire propose comme l’an dernier de diviser l’enveloppe à part égale entre les deux bénéficiaires.

Par ailleurs, le conseil demande une reconduction de l’enveloppe pour l’année 2016. J’ai pris la parole pour demander s’il y avait une possibilité de revoir cette demande à la hausse. En effet, en début de réunion les responsables du « Souvenir français » nous ont présentés un projet pour redynamiser l’association au Portugal. Si ce dernier est efficace, nous pouvons espérer identifier plus d’allocataires potentiels.

  • Organisation de l’administration consulaire : suite à la fermeture du consulat d’influence de Porto, l’Ambassade avait formulé la demande d’ouverture de trois agences consulaires. Deux ont été ouvertes. L’ouverture du consulat honoraire de Porto a eu lieue un petit peu avant l’été. L’équipe du consul honoraire a pu profiter d’une formation consulaire à Lisbonne. Néanmoins il semble nécessaire de compléter cette formation.

Pour Coimbra, il reste quelques détails administratifs à régler côté portugais. M. l’Ambassadeur espère pouvoir inaugurer la nouvelle agence consulaire d’ici fin octobre.

Concernant Leiria, il s’agit d’un remplacement et non pas d’une ouverture. Paris a donné son accord sur la personne choisie par l’Ambassade. Là aussi le dossier est en phase de régularisation auprès de l’administration portugaise.

J’ai interrogé le conseil sur la compétence du consul honoraire de Porto. Mme la Vice-Consule de France nous a expliqué qu’il avait compétence pour la transmission des dossiers d’inscription au registre consulaire, les demandes de carte nationale d’identité et de certificats de vie. Il peut en outre délivrer des certifications copie conforme. Enfin il peut réceptionner les procurations de vote. En revanche, pour le moment pas de compétences sur les laissez-passer ou la réception des passeports. J’en ai profité pour demander où nous en étions de la fin de la double comparution pour les passeports : en effet, la mise en application de cette mesure serait un moyen de régler le problème de la réception des passeports puisque ces derniers seront désormais livrés à domicile. D’après M. l’Ambassadeur, la fin de la double comparution est prévue pour l’année 2016 sans plus de précisions à cette heure.

  • Questions diverses :
  • La situation de l’Institut Français du Portugal: selon nos informations, les locaux de l’Institut à l’Ambassade ne sont toujours pas ouverts au public et ne le seront pas avant janvier 2016. Cependant le déménagement a déjà eu lieu. En conséquence, les adhérents à la médiathèque 2015 n’ont plus accès au service souscrit pour une durée d’un an. Est-il envisagé un dédommagement de ces personnes? Le déménagement n’a-t ´il pas été précipité et mal évalué? Si les locaux du nouvel institut ne sont pas prêts avant janvier 2016, n’était-il pas légitime de continuer à occuper les locaux « Luis Bivar » jusqu’à cette date?

M.l’Ambassadeur nous indique que les locaux de la future médiathèque ne seront accessibles au public qu’à compter du 1er janvier 2016. Cela s’explique par un retard pris dans les travaux d’aménagement des nouveaux locaux. Ce retard est imputable en grande partie à des raisons administratives. Les adhérents qui en feront la demande pourront être dédommagés, notamment via une gratuité de l’abonnement pour les 6 premiers mois de l’année 2016.

Par ailleurs, M. l’Ambassadeur nous informe que le fond universitaire de la médiathèque a été donné à l’université de Lisbonne. Le fond jeunesse à des écoles d’Alenquer. En revanche, le fond de littérature contemporaine, les BD et les ouvrages de connaissance sur la France seront dans la nouvelle médiathèque située au 11 rua Santos – O-Velho.

Concernant la procédure de mise en vente du bâtiment situé avenida Luis Bivar, il semblerait que nous soyons face à une impasse juridique, puisque la licence d’utilisation du bâtiment est inexistante ! On peut légitimement s´étonner que ce problème n’ait pas été évalué auparavant. Nous voilà donc dans la situation où nous avons déménagé les locaux de l’Institut Français, pour pouvoir les mettre en vente, sans s’assurer au préalable que le dossier de vente était complet !

  • Nous souhaiterions avoir des précisions sur la procédure qui a été suivie pour établir la liste de notoriété « Fiscalité et gestion patrimoniale ».

Mme la Vice-consule précise que les candidats ont dû envoyer une lettre de motivation et un petit dossier de présentation. Souvent il y figurait une plaquette de présentation de la société. L’ensemble des conseillers consulaires expriment le regret de ne pas avoir été consultés en amont comme cela a été le cas dans d’autres listes de notoriété. Par ailleurs, l’ensemble du conseil consulaire s’accorde pour dire que cette liste de notoriété quelque peu fourre-tout doit être plus normée. Il est décidé de réfléchir à des critères de qualité de candidats, en vue de la prochaine réunion du conseil consulaire.

  • Nous aurions aimé connaitre l’état d’avancée du dossier fiscal concernant les fonctionnaires français en mission au Portugal et les retraités de la fonction publique française résidents au Portugal?

M. l’Ambassadeur nous indique que le dossier semble à l’arrêt. Depuis mars dernier le dossier est entre les mains des autorités portugaises, mais sans retour de leur part. M. l’Ambassadeur indique avoir questionné officiellement Paris pour savoir qu´elle était l’avancée de la situation. L’imminence des élections législatives rend très aléatoire une réponse portugaise rapide. M. l’Ambassadeur prend acte du fait que le problème ne sera pas réglé avant fin décembre et entend demander dès la fin du processus électoral, un prolongement du gel des procédures fiscales comme ce fut le cas ces deux dernières années.

Mehdi Benlahcen

Conseiller AFE Péninsule ibérique
Conseiller consulaire Portugal
Président du groupe « Français du monde, Ecologie et Solidarité » à l’AFE
mehdibenlahcen@hotmail.fr – mehdi.benlahcen@conseiller-consulaire.com
+351 927 469 082

Conseil consulaire 21 avril 2015

LFP

Le conseil consulaire s’est réuni le 21 avril dernier en format enseignement afin d’examiner les dossiers de demande de bourses pour l’année scolaire 2015-2016.

Nous avons examiné un total de 198 dossiers dont 9 premières demandes (4.5% des dossiers). 123 dossiers pour le lycée Charles Lepierre de Lisbonne (62%)et 75 pour le lycée Marius Latour de Porto (38%).

A l’issue des débats nous avons proposé 16 dossiers à l’ajournement (8%) et 17 au rejet (8.5%). Il est intéressant d’observer que les quotités de bourses sont globalement en légère baisse (entre 2 et 5% en moyenne). Cela s’explique en partie par la baisse de l’indice parité pouvoir d’achat (IPA) qui est passé de 81 à 79, et en grande partie par une amélioration de la situation financière d’un grand nombre de familles.

Ces arbitrages doivent encore être soumis à l’approbation de la Commission Nationale des Bourses (CNB) qui se réunira les 17 et 18 juin prochain à Paris.

Les familles qui ne seraient pas satisfaites des résultats de cette première phase, ou celles qui seraient concernées par une inscription tardive dans l’un des deux lycées français établis au Portugal peuvent déposer un dossier en deuxième commission. Celle-ci se réunit généralement début novembre.

Suite à cette réunion, les 4 conseillers consulaires pour le Portugal ont souhaité s’entretenir avec Monsieur l’Ambassadeur pour aborder un certain nombre de questions diverses:

  • Nomination des consuls honoraires: J’ai pris la parole pour exprimer la déception des 4 conseillers consulaires sur le peu de concertation sur ce dossier. Contrairement à ce qui avait été décidé en conseil consulaire du 15 septembre 2014 (« Les conseillers consulaires sont appelés à formuler des propositions de candidats à la fonction de consuls honoraires à Porto, mais également à Leiria, à Coimbra, à Viana do Castelo, ainsi qu’éventuellement à Viseu ou Guarda » – extrait du CR de la réunion du 15 septembre 2014 publié sur le site du Consulat de France à Lisbonne), nous n’avons pas pu formuler de propositions. Il était prévu d’examiner et de débattre de ces candidatures durant la réunion du 28 novembre 2014. Malheureusement cela n’a pu être fait pour diverses raisons. Les conseillers consulaires s’attendaient donc à être convoqués de nouveau afin de débattre de ces questions. Ils ont donc été très désappointés d’apprendre l’identité et la nomination du consul honoraire de Porto lors des vœux de Monsieur l’Ambassadeur, surprise identique pour la nomination des consules honoraires de Coimbra et Leiria.
  • Déménagement de l’Institut Français au Portugal: Dans ce dossier aussi la concertation est absente. Nous l’avons regretté officiellement auprès de Monsieur l’Ambassadeur. Nos demandes d’études chiffrées sont restées sans réponse. Nous ne savons pas sur quelles données financières s’appuie la décision de déménager l’Institut Français du Portugal. Nous avons fait remarquer que nous n’avions pas plus d’information sur le déroulement de la vente du bâtiment situé avenida Luis Bivar. J’ai par ailleurs fait part de mon pessimisme quant à la vente rapide de ce bâtiment, tout en expliquant que si en octobre ou novembre 2015 le bâtiment n’était pas vendu nous aurions un gros problème politique. En effet, comment justifier le déménagement si le bâtiment n’est pas vendu?

Mehdi Benlahcen

Conseiller AFE Péninsule ibérique
Conseiller consulaire Portugal
Président du groupe « Français du monde, Ecologie et Solidarité »
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Conseil consulaire du 28 novembre 2014

Forum Porto

Forum pour l’emploi de Porto, le 11 avril 2014, Mehdi Benlahcen et Françoise Da Silva au milieu de candidats.

Le 28 novembre dernier le conseil consulaire était réuni pour parler d’emploi et de formation professionnelle. Françoise Da Silva et moi-même étions présent au nom de la liste « Français du monde, citoyens solidaires au Portugal ».

Dans un premier temps M. Daniel Vosgien qui présidait ce conseil nous a informés que la loi 2014-288 du 05 mars relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale met en place une régionalisation de la formation professionnelle, aussi bien en France que pour les Français établis hors de France. Pour l’instant nous ne connaissons pas encore les modalités du nouveau dispositif, certaines conventions étant toujours à cette date en cours de négociation.

L’ensemble des conseillers consulaires ont émis le souhait que les Français de l’Etranger soient traités par une région unique. Je suis en outre intervenu pour souligner que cette évolution n’était guère surprenante lorsque l’on a en mémoire que seulement 25% du budget consacré à la formation professionnelle a été consommé en 2013.

Dans un second temps, M. Vosgien nous a prévenus de la fin prévue du dispositif local d’aide à l’emploi. 2015 sera la dernière année où Entreprendre.pt (structure associative qui gère la cellule emploi à l’attention des Français établis au Portugal) se verra attribuer une subvention. Elle devra être en mesure d’assurer son autofinancement dès 2016.

J’ai fait part de mon étonnement. En effet, l’échéance indiquée ne correspond pas à celle annoncée par Matthias Fekl – Secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, du tourisme et des Français de l’Etranger – lors de son allocution à l’AFE le 7 octobre dernier. A cette époque on nous avait parlé d’un triennum 2015-2017 qui devait servir de période de transition.

Dans un troisième temps, le conseil a examiné les résultats 2014 de la cellule emploi. Ces résultats sont excellents. L’association Entreprendre.pt a placé en 2014 un total de 42 demandeurs d’emploi. Ces chiffres placent le poste de Lisbonne dans la moyenne européenne, ce qui n’était plus le cas depuis bientôt 5 ans.

Je suis intervenu pour préciser que la distinction placement direct – placement indirect me paraissait inadaptée. Il serait plus juste de distinguer placement actif et placement passif. En effet, certains placements « indirects » (est considéré indirect le placement d’un demandeur inscrit à Entreprendre.pt mais ayant obtenu l’entretien d’embauche de son propre chef) ont pu bénéficier d’un ou plusieurs stages de formation délivrés par l’association, ce qui aura facilité par la suite leur intégration dans le marché du travail portugais.

En outre, j’ai demandé qu’une réflexion soit menée autour du thème des conjoints d’expatriés. Ce public, en grande partie féminin, est fortement présent lors des forums organisés par Entreprendre.pt. En très grande majorité, il s’agit d’un public à la recherche d’un emploi à temps partiel, dont les attentes ne répondent pas à la réalité du marché du travail portugais (le temps partiel représente seulement 10% de ce marché).

Enfin dans un dernier temps, l’association nous a présenté ses perspectives pour l’année 2015. Elle prévoit une capacité d’autofinancement de 40% afin de préparer au mieux le désengagement de l’Etat. Cela nécessitera éventuellement une facturation plus importante des entreprises et surtout pour les candidats (comme demandé par le ministère). Je suis intervenu sur ce point particulier, car il s’agit d’une nouveauté difficile à mettre en place techniquement, et génératrice d’inégalités dans l’accès au service. Il est évident que les 233 candidats déjà existants dans la base de données ne seront pas facturés de manière rétroactive. Les nouveaux candidats 2015 seront donc facturés pour un service, qui demeurera en grande partie gratuit pour les candidats 2014! C’est difficilement acceptable.

Au titre de l’année 2015, Entreprendre.pt sollicite une subvention de 12 000€.

Je continuerai d’accompagner du mieux possible les efforts de cette association. Tout d’abord en défendant du mieux possible la demande de subvention lors de la commission permanente pour l’emploi et la formation professionnelle qui se tiendra à Paris en mars prochain et en l’accompagnant du mieux possible ensuite dans l’organisation des différents forums.

Mehdi Benlahcen

Conseiller AFE Péninsule ibérique
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Conseil consulaire du 03 novembre 2014

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Le 03 novembre dernier s’est déroulé le premier conseil consulaire pour les bourses scolaires nouvelle formule. La réforme du 22 juillet 2013 a élargi le champ de compétence de ce conseil. On ne parle d’ailleurs plus de conseil consulaire pour les bourses mais de conseil consulaire pour l’enseignement. Nous sommes donc à même de traiter et soumettre au débat les questions éducatives qui nous semblent pertinentes.

Nous avons dans un premier temps examiné les 55 dossiers déposés par les familles de Porto et Lisbonne. Les arbitrages que nous avons effectués nous ont permis de respecter l’enveloppe limitative qui nous était fixée par le Ministère, tout en étant le plus juste et le plus équitable avec les familles.

Dans un deuxième temps, j’ai souhaité que soit abordée la question de la société de l’école française (SEF). En effet, cette « société » (toujours présidée à l’heure actuelle par M. Alain Valès) qui n’a plus tenu d’assemblée générale depuis très longtemps, détient l’habilitation à enseigner du lycée français Charles Lepierre, ce qui semble poser problème dans la résolution de certains dossiers, en particulier le dossier immobilier.

Monsieur Serge Faure (proviseur du lycée français Charles Lepierre) nous a expliqué que cette question mettait en relief l’absence de reconnaissance de l’établissement au Portugal comme établissement d’enseignement public d’enseignement français à l’étranger, la SEF n’ayant plus d’existence statutaire depuis 1970! Il a en outre souligné que l’existence de la SEF était incompatible avec l’existence d’un établissement public à gestion directe, statut dont le lycée est doté depuis 1999, et que plusieurs propositions seront soumises à l’AEFE pour sortir de cette situation juridiquement intenable.

Je resterai vigilant afin que cette question puisse être réglée de la manière la plus adaptée. Il est important que comme tout établissement à gestion directe, le lycée français Charles Lepierre puisse être reconnu par les autorités portugaises en lieu et place de la SEF.

A titre personnel, je ne peux que regretter cette situation et j’ai du mal à comprendre que mon prédécesseur à l’Assemblée des Français de l’Etranger ait pu laisser la situation se détériorer de la sorte.

Mehdi Benlahcen

Conseiller AFE Péninsule ibérique
Conseiller consulaire Portugal
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Conseil Consulaire du 25 juin 2014

Nous étions présent le 25 juin dernier à la première réunion du conseil consulaire compétent pour les circonscriptions consulaires de Lisbonne et de Porto, sous la présidence de M. Jean-François BLAREL, Ambassadeur de France.

Voici un bref compte rendu de cette réunion.

Ont participé à la réunion :

–         M. Jean-François BLAREL, Ambassadeur de France à Lisbonne ;

–         M. Mehdi BENLAHCEN, Conseiller consulaire, conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger ;

–         Mme Françoise CONESTABILE, Conseillère consulaire, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger ;

–         Mme Françoise DA SILVA, Conseillère consulaire ;

–         M. Laurent GOATER, Conseiller consulaire ;

–         Mme Laure DEUTSCH-HOLLINGWORTH, Vice-consule, chef de la section consulaire de l’Ambassade de France à Lisbonne.

I.                   Introduction

M. Jean-François Blarel remercie les membres présents d’avoir bien voulu se rendre disponibles pour participer à cette première réunion du conseil consulaire et félicite les membres nouvellement élus à l’Assemblée des Français de l’étranger.

Après un bref rappel sur les étapes de la réforme et ses conséquences, Monsieur l’Ambassadeur présente les différents points à l’ordre du jour:

–         élection d’un vice-président au conseil consulaire ;

–         rôle et attributions des conseils consulaires ;

–         calendrier de travail ;

–         questions diverses.

II.                 Élection du vice-président du conseil consulaire

M. Laurent Goater et moi-même avons indiqués être candidat à cette fonction.

La liste intitulée « Français du monde, citoyens solidaires au Portugal » ayant remporté une large majorité de voix lors des élections, les membres conviennent que M. Mehdi Benlahcen assume la fonction de vice-président pour une durée de trois ans, ce délai passé, la question de la vice-présidence sera réexaminée.

III.               Organisation et attribution du conseil consulaire

M. Jean-François Blarel a rappelé aux membres du conseil consulaire qu’à ce stade, les éléments dont disposent les services de l’Ambassade sont limités aux textes suivants :

–         la loi n° 2013-659 du 22 juillet 2013 relative à la représentation des Français établis hors de France

–         le décret n° 2014-44 du 18 février 2014 relatif aux conseils consulaires à l’Assemblée des Français de l’étranger et à leurs membres

–         et les télégrammes d’instruction qui découlent de ces textes.

Il est souligné qu’il s’agit d’une instance consultative ayant vocation à se substituer aux comités locaux existants et relatifs à la protection sociale et à l’action sociale, à l’emploi, à la formation professionnelle et à l’apprentissage, à l’enseignement français à l’étranger et à la sécurité, tel que le dispose l’article 3 de la loi du 22 juillet 2013 et les articles 1 à 5 du décret n° 2014-144.

L’Ambassadeur a informé toutefois les membres présents qu’une certaine souplesse pourra être introduite dans le dispositif afin d’envisager de convoquer le conseil consulaire sur des questions transversales, ce qui permettra également de réduire les déplacements pour l’élue résidant dans la circonscription de Porto.

IV.              Organisation et calendrier du conseil consulaire

L’Ambassadeur a indiqué aux membres du conseil que le décret prévoit un rythme de réunions du conseil consulaire au moins semestriel.

Nous avons discuté de la possibilité d’organiser des réunions, et notamment de la conduite à tenir vis-à-vis des personnalités extérieures ayant à prendre part aux débats dans certains domaines seulement.

Mme Laure Deutsch-Hollingworth rappelle ce que les textes prévoient à ce sujet : « Au cours d’une même séance, le conseil consulaire peut se réunir successivement dans ses différentes formations […]. Dans ce cas, les membres du conseil consulaire ne siègent chacun qu’en ce qui le concerne ».

Nous nous sommes accordés sur le principe de l’organisation de quatre à cinq réunions annuelles :

 

–         deux réunions du conseil relatives aux bourses scolaires, compte tenu des contraintes liées à son organisation ;

–         une à deux réunions transversales : Une obligatoire en fin d’année (emploi et protection sociale) et une optionnelle en juin pour faire un point d’étape.

–         une réunion sur les sujets sécuritaires.

L’Ambassadeur rappelle que le calendrier de ces réunions dépendra toutefois des dates qui seront fixées par le Ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

J’ai souligné que le conseil consulaire doit pouvoir se réunir en situation de crise. Il aurait été profitable que ce mode de fonctionnement existe à l’époque de l’apparition des difficultés liées à la fiscalité des enseignants des lycées français, le conseil consulaire aurait pu être une instance où ces questions auraient pu être abordées.

V.                Questions diverses

1.      Médecin-conseil du poste

La vice-consule a soumis aux membres du conseil la proposition de renouvellement des fonctions de médecin-conseil du Dr Luis Da Silva.

Nous avons donné notre accord pour cette nomination et suggéré que M. Da Silva propose à l’Ambassade un médecin en mesure d’assurer son remplacement en cas d’absence, car nous n’avions pas d’autre proposition de candidature à formuler.

2.      Hôpital Saint-Louis

M. Laurent Goater a interrogé l’Ambassadeur sur les relations entre la Société française de bienfaisance (SFB) et l’Ambassade, soulignant qu’un rapprochement serait utile à la communauté.

M. Jean-François Blarel a rappelé l’indépendance totale de l’institution par rapport à l’Ambassade.

3.      Remise d’avis par le conseil consulaire

M. Laurent Goater a fait part de son inquiétude au sujet de l’interprétation de l’article 15 du décret n° 2014-144 relatif aux avis rendus par les conseils consulaires.

Il résulte des échanges qui suivent qu’il s’agit de lire cet article en ce sens: en cas de blocage et d’impossibilité pour le conseil consulaire de s’accorder sur un avis, c’est le Département qui tranchera à sa place. J’ai donc indiqué que nous avions intérêt à trouver des positions de consensus en cas de blocage, notamment en respectant le sens du vote du 25 mai 2014 qui a placé la liste « Français du Monde, citoyens solidaires au Portugal » en tête du scrutin, sous peine de voir Paris nous imposer certaines décisions.

4.      Statut et prérogatives des conseillers consulaires

J’ai posé la question de la mise à disposition d’un local pour l’organisation de permanences. Mme Deutsch-Hollingworth répond à ce sujet que cette mise à disposition n’est pas prévue par les textes, mais est possible, le bureau dans lequel sont organisées les permanences de M.Arnaud Leroy, député de la 5ème circonscription des Français établis hors de France, étant à disposition des élus. Elle rappelle que l’organisation de ces permanences devra être définie en amont avec la section consulaire.

Nous avons ensuite évoquée la question de l’accès et de l’utilisation des listes électorales consulaires. Chaque élu ayant  par ailleurs eu accès à la LEC au titre de mandats différents, cette question ne semble pas comporter de difficultés particulières. En revanche, j’en ai profité pour faire part de mes interrogations s’agissant de l’organisation de la commission administrative chargée de la tenue de la LEC. La dernière commission était loin de respecter les différentes sensibilités, et M. Leroy qui en tant que député était conseiller AFE n’avait pas été consulté pour sa composition. Les instructions relatives aux modalités de nomination des membres (anciennement désignés par le Conseiller AFE) et à l’organisation de la commission n’ayant pas fait l’objet d’une mise à jour, la vice-consule indique aux membres qu’elle les tiendra informés des instructions qui paraitront à ce sujet.

J’ai ensuite posé la question des conseils d’établissement d’enseignement. Les élus sont informés à ce sujet que la circulaire AEFE n°1894 du 6 juillet 2012 relative à ces instances a été modifiée en vue de sa présentation au comité technique de l’AEFE le 24 juin 2014. Il en résulterait que l’ensemble des conseillers consulaires siègent, à titre consultatif, dans les conseils d’établissement ainsi que dans les groupements de gestion.

Pour finir d’autres questions d’ordre technique sont également évoquées : utilisation de la valise diplomatique à certaines conditions, possibilité de mettre en ligne les coordonnées des conseillers consulaires sur le site Internet du poste, accès à l’intranet non autorisé.

5.      Thèmes soulevés par M. Laurent Goater en vue de cette réunion

M. Goater avait, en préparation de cette première réunion, soumis plusieurs interrogations. J’ai regretté que nous n’ayons pas été informés de ces questions avant la tenue de la réunion. Ce problème ne se reproduira certainement pas, puisque le vice-président du conseil a la charge d’établir l’ordre du jour des réunions de manière conjointe avec l’Ambassadeur. Nous avons donc abordé les questions suivantes : le suivi des personnes âgées, les maisons de retraite et la SFB, le dispositif FLAM (français langue maternelle), l’intégration de la communauté française dans les actions culturelles d’initiative française, et le renforcement du réseau de consuls honoraires.

La question du suivi des personnes âgées soulève la question de la communication de données personnelles, la section consulaire n’étant pas autorisée à communiquer aux tiers les données du Registre des Français établis hors de France. Par ailleurs M. Goater aimerait pouvoir localiser et référencer les personnes âgées non inscrites au registre. J’ai rappelé qu’on ne pouvait « ficher » des personnes sans leur consentement, et que si certaines de ces personnes avaient fait le choix de ne pas être inscrite à ce registre, nous devions respecter ce choix.  Un consensus s’est alors opéré pour considérer que cette question pose le débat de la réactivation des îlots de sécurité.

L’Ambassadeur souligne que les questions culturelles seront abordées lors du conseil d’influence prévu le 30 juin.

S’agissant de la question d’étoffer le réseau des consuls honoraires, l’Ambassadeur exprime son intérêt à voir l’agence de Coimbra rouverte. Je me suis en revanche opposé à la réflexion sur l’ouverture d’agences consulaires dans le Nord, car celle-ci pourrait servir de prétexte à la fermeture du Consulat général de Porto.

La vice-consule signale à ce sujet que la section consulaire a été dotée récemment d’une valise Itinéra, qui présente toutefois certains problèmes techniques qui doivent toutefois être réglés avant sa mise en fonctionnement et l’organisation de tournées consulaires.

Mehdi Benlahcen

Conseiller AFE péninsule ibérique
Conseiller consulaire Portugal
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